Manifestations

 

1er juin au 30 septembre : « Exposition de sculptures »

Sculptures de Marine de Soos

D’où nous vient cette impression que les silhouettes sculptées par  Marine de Soos sont suspendues ? Et  qu’avec elles c’est le cours du temps qui suspend son inexorable trajectoire ? Sans le vouloir, ses personnages nous intiment l’ordre de nous arrêter.  Etrangement on ne peut qu’obéir. Ils le font avec une telle douceur dans leurs gestes qui pourtant ne nous sont pas adressés… Ils sont tout entiers à ce qu’ils font, même lorsqu’ils ne font rien. Notre regard, en croisant leur route, se pose et nous pose.  Et tout cela semble aller de soi. Les regarder c’est un peu entrer en méditation.

Marine de Soos impose à ses sculptures de faire pour nous ce que la nature fit toujours pour elle. Donner sens et douceur lorsque l’absurde et le brutal prennent la part belle. Ses sculptures nous restaurent dans ce que nous avons de plus archaïque.  C’est pour cela que, malgré les apparences, malgré leurs traits asiatiques ou africains, ses figures ne viennent pas d’ailleurs, pas d’un autre pays, non, mais du pays le plus intime, le nôtre, celui qui nous constitue, celui qui échappe à la cartographie. « On est de son enfance comme on est d’un pays », nous disait Saint Exupéry.

Partout ou presque, un trait, parfois davantage, transperce la figure. Ils nous disent, ainsi que le feraient des flèches tracées vers l’extérieur, que la sculpture est une forme en expansion, une sorte d’univers miniature.  Le mouvement, encore le mouvement, qui prolongera les allées rayonnantes du jardin du Soleil tout au long de l’été.

Exposition à découvrir dans le jardin du soleil

Crédit photo Marine de Soos