Le château

Le donjon

Le donjon est l’unique élément médiéval encore en place qui rappelle que Villandry était une forteresse avant les profondes transformations effectuées suite à l’acquisition du domaine par Jean Le Breton au XVIe siècle. Seul cet élément d’architecture massif est orné de créneaux et merlons caractéristiques des constructions défensives bâties au Moyen-Âge.
Un œil averti identifiera sur le donjon les stigmates des percées réalisées aux XVIIIe siècle mais comblées à l’occasion du grand projet de Joachim Carvallo dont la volonté était de rendre à Villandry son caractère Renaissance.

Les toitures

L’ardoise est le matériau privilégié pour couvrir les toitures à la Renaissance. Les toitures du château de Villandry, restaurées entre 1995 et 2003, s’élèvent fièrement au-dessus du bâtiment. Imposantes, volumineuses et fortement pentues elles donnent ainsi un certain élan à l’édifice. L’ingéniosité des architectes de la Renaissance est d’avoir su rompre l’impression de masse en ponctuant les toitures de lucarnes et de cheminées.

Les fenêtres

Dans un soucis d’ordre, d’harmonie et de régularité, les fenêtres des constructions Renaissance sont alignées tant horizontalement que verticalement. Pour souligner cet alignement parfait, des pilastres sculptés et des corniches sont présents sur la façade.
Les fenêtres ou baies, sont quant à elles, divisées en quatre par des traverses (horizontales) et des meneaux sculptés (verticaux). L’ensemble forme une fenêtre à croisée.

Les lucarnes

Situées au niveau du toit sont les lucarnes Renaissance ouvragées. Hautes et lumineuses, sans toutefois égaler les fenêtres, elles sont également divisées en quatre par des meneaux sculptés et des traverses. Un fronton triangulaire, lui-même surmonté d’un élément décoratif qui rappelle un petit édifice, d’où son nom d’édicule, termine la parure.
Sur chaque fronton est un haut-relief. On peut y voir les armoiries de Jean Le Breton, premier propriétaire de Villandry ; mais également celles de Florimond de Robertet, secrétaire de François I et trésorier de France, commanditaire du château de Bury, dont la fille épousa le fils de Jean Le Breton.

Les galeries à arcades

La galerie à arcades est une des composantes de l’architecture de la Renaissance. Ce couloir de circulation communicant avec l’extérieur situé au rez-de-chaussée est une douce transition entre la demeure et les jardins.

La cour d’honneur

Les trois corps de logis qui encadrent la cour d’honneur forment un fer à cheval ouvert sur la vallée. Pour rompre la monotonie de la symétrie, de la proportion et de la régularité chères au style Renaissance, l’architecte du château de Villandry a introduit de subtiles différences : les ailes n’ont pas tout à fait la même longueur, l’alignement des fenêtres centrales est légèrement décalé… A vous de trouver les autres différences quand vous serez à Villandry !