Le jardin d’Ornement, premier salon

Les jardins de Villandry jouxtent les façades du château. Ils sont répartis sur trois niveaux, chacune des terrasses accueillant une typologie de jardin : le jardin Potager, le jardin d’Eau et le jardin d’Ornement.
Telle une prolongation des salons intérieurs, le jardin d’ornement est lui-même divisé en salons de verdure. L’aménagement de cette partie des jardins est l’œuvre de Lozano, artiste peintre sévillan, assisté du peintre et paysagiste Javier de Winthuysen.

Au plus près du château est le premier salon composé de quatre carrés. D’inspiration andalouse, sa structure végétale dessine des formes géométriques qui constituent les « jardins d’Amour ».
L’« Amour tendre » est symbolisé par des cœurs séparés par les flammes de l’amour dans les angles du carré. Au centre des masques que l’on mettait sur les yeux au cours des bals et qui permettaient toutes sortes de conversations, des plus sérieuses aux plus légères.
L’« Amour passionné » toujours des cœurs mais, cette fois-ci, brisés par la passion. Les massifs de buis sont enchevêtrés et forment un labyrinthe car il y a là également une évocation de la danse et du tourbillon passionnel.
L’« Amour volage » : les quatre éventails dans les angles symbolisent la légèreté des sentiments. Entre ces éventails, figurent les cornes de l’amour trompé et au centre des lettres d’amour ou des billets doux que les amants échangent. La couleur dominante dans ce carré est le jaune, symbole de l’amour trompé.
Enfin, l’« Amour tragique » : les dessins représentent des lames de poignards et des glaives utilisés au cours des duels causés par les rivalités amoureuses. En été les fleurs sont rouges pour symboliser le sang répandu au cours de ces combats.

A gauche, au centre : un dessin facile à reconnaître la Croix de Malte. Derrière cette croix, à droite, celle du Languedoc et, à gauche, celle du Pays Basque. Enfin, très stylisées, des fleurs de lys le long de la douve.

Pour en avoir une belle vue d’ensemble, l’idéal est de monter jusqu’au belvédère, où le regard embrasse l’intégralité de ces jardins.